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Jacques-Antoine Granjon : le marathon de l’entrepreneuriat

Jacques-Antoine Granjon : le marathon de l’entrepreneuriat

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Jacques-Antoine Granjon : le marathon de l’entrepreneuriat

Son nom vous est sans doute familier. Dans le paysage entrepreneurial français, Jacques-Antoine Granjon ne passe pas inaperçu, et cette aura est loin d’être due uniquement à ses cheveux longs. Jacques-Antoine Granjon (aka JAG 😉) est le fondateur de Veepee (anciennement Vente-privee.com), le géant français du déstockage en ligne. Business angel très actif, il est également membre de la communauté daphni, qui regroupe à ce jour plus de 300 personnes aux expertises variées.

 

L’aventure Veepee est l’une des plus emblématiques de l’entrepreneuriat français, évoluant au gré de la digitalisation et de l’émergence du e-commerce.


Retour sur le parcours de Jacques-Antoine Granjon, à la découverte d’un passionné qui va toujours au bout de ses idées.

Jacques-Antoine Granjon, une soif de liberté

Tout commence à Marseille (nous saluons tous les daphnipolitains marseillais qui nous lisent 😉). Jacques-Antoine y naît le 9 août 1962, avant que sa famille ne reprenne la direction de l’Afrique, où elle est installée (à Abidjan plus précisément). Il y passera les 4 premières années de sa vie, période dont il ne garde que peu de souvenirs mais laissant cependant un fort attachement au continent chez Jacques-Antoine Granjon. Âgé de 5 ans, la famille de Jacques-Antoine Granjon revient à Paris, où il poursuit sa scolarité. Lycéen à Saint-Louis-de-Gonzague (ou Franklin un établissement d’excellence, dont la formation est faite par les Jésuites), il rate son bac, mais cela n’a nullement représenté un obstacle compte tenu de la suite de son parcours.

 

Fraîchement diplômé de l’European Business School, il a la conviction de vouloir se lancer à son compte. Avait-il l’idée du siècle ? Au départ, pour Jacques-Antoine Granjon, il s’agissait surtout d’assouvir une soif de liberté. Pas étonnant d’apprendre qu’il n’a jamais réussi à finir ses stages car le sentiment d’enfermement finissait toujours par prendre le dessus. Une (courte) expérience – davantage assimilable à un stage d’observation – aux côtés de son oncle Pierre Bellon (fondateur de Sodexo) finit par le convaincre et il se jette dans le bain de l’entrepreneuriat. Décidément, tout était fait pour l’y conduire.

 

A 22 ans, Jacques-Antoine Granjon s’associe à son meilleur ami de l’époque, Frédérique Stross, embauché dans une affaire de soldeurs, dans le quartier de Château d’Eau à Paris. C’est là qu’ils seront aux plus près de ceux qui font le même métier qu’eux, à savoir la vente des fins de séries des marques de prêt-à-porter. Les débuts en tant que soldeurs sont prometteurs, d’autant plus que l’époque voit l’import prendre une part de plus en plus importante, générant donc un regain d’activité. 

 

Mais l’entrepreneuriat étant avant tout une aventure humaine, l’association finit par prendre fin au bout de 3 mois. Pas de quoi déstabiliser le jeune Jacques-Antoine Granjon. Chercher un premier emploi ? Toujours pas ! JAG ne se laisse pas décourager car le métier l’intéresse et il sent qu’il n’en a pas encore exploré tous les aspects. Il faut repartir de zéro mais cette fois-ci c’est la bonne : il convainc Julien Sorbac, l’un de ses amis rencontré sur les bancs de l’European Business School, de se joindre à lui. Le duo fonde Cofotex en 1985 et la suite de l’histoire donnera toutes les raisons à Jacques-Antoine Granjon d’y avoir cru jusqu’au bout, puisque cela fait aujourd’hui 36 ans que son associé et lui font grandir ensemble cette entreprise. 

 

Très rapidement, ils acquièrent la compréhension du métier de soldeur mais surtout, le duo réussit intelligemment à gagner la confiance de marques emblématiques de l’époque, telles que Coup de coeur, Poivre Blanc, Arthur, etc. Un gage de confiance qui leur permettra ensuite d’aller sonner à la porte de nouvelles marques qui émergent entre 1985 et 1990 comme Chippie, Cricks ou Chevignon. De la chance ? Peut-être. Dans l’aventure entrepreneuriale il en faut. Le bon timing ? Sans doute, et c’est ce qui fait parfois toute la différence car il faut dire que les deux amis sont arrivés au bon moment et ont su se positionner comme les soldeurs privilégiés de ces nouvelles enseignes. 

Veepee, du déstockage des fins de séries des marques à la licorne française

Mais alors, quel est le secret de la longévité de Ventes-privee.com ? Beaucoup de chefs d’entreprise français ont connu leur succès entrepreneurial au moment de la bulle Internet, au début des années 2000. Pour Jacques-Antoine Granjon et Veepee, l’émergence d’Internet fut un puissant levier de croissance, même si les challenges à relever furent nombreux. En 2004, à l’arrivée de l’ADSL dans les ménages français, l’achat sur Internet est encore loin d’être habituel. Comment convaincre l’internaute d’acheter un produit qu’il n’a jamais vu ? C’est là tout le secret de Vente-Privee, qui a su attirer la curiosité des visiteurs grâce à son modèle pionnier de ventes événementielles en ligne. Un modèle qui se base sur la surprise et le renouvellement continu du catalogue.

D’abord concentrée sur le prêt-à-porter, l’offre se complètera par la suite de nouvelles catégories telles que les voyages ou la maison. De plus en plus de marques viennent elles-mêmes voir Vente-privee pour pouvoir vendre leurs fins de séries sur la plateforme. 

En 2004, le succès du site e-commerce se confirme : la société génère un CA annuel de 20 millions d’euros. 

Vente-privee connaîtra beaucoup d’évolutions, avec de nouvelles ambitions à l’international. Aujourd’hui, Vente-privee est présent dans une quinzaine de pays et est une référence dans le secteur du e-commerce. La croissance continue de s’accélérer et l’entreprise se valorise à un milliard d’euros en 2010. Vente-privee devient alors la première licorne française, sans avoir besoin de lever des fonds.

Plus récemment, en 2019, Vente-privee se renomme Veepee, pour correspondre aux nouveaux horizons de Jacques-Antoine Granjon, qui veut emmener son entreprise à l’international. Pourtant, à la question “quel est votre métier ?”, il répond “Soldeur digital”. Une façon modeste de nous parler de l’aventure de sa vie.

Jacques-Antoine Granjon, business angel actif

Comme beaucoup d’entrepreneurs, Jacques-Antoine Granjon ajoute une corde à son arc et s’intéresse à ceux qui, comme lui quelques années plus tôt, se lancent dans l’entrepreneuriat. Business angel actif, il explique qu’il s’agit pour lui de “planter une graine” comme il aime dire. Pas étonnant que l’on compare les startups à de “jeunes pousses”. 

 

Pour Jacques-Antoine Granjon, le déclic se fait lorsqu’il rencontre Xavier Niel et Marc Simoncini, tous deux investisseurs à titre personnel, respectivement avec Kima et Jaïna (qui a rejoint/fusionné avec daphni en 2019). Il confie avoir découvert cette activité de business angel grâce à eux. Jacques-Antoine Granjon, s’attache à partager son expertise avec les aspirants entrepreneurs et faire vivre l’écosystème français. 

 

Le portfolio de Jacques-Antoine Granjon est varié puisqu’il a investi dans des startups telles que Restopolitan, Devialet, Agricool, Memo Bank, Popchef, également portfolio de Jaïna. 

 

En plus de ses investissements en tant que business angel, Jacques-Antoine Granjon s’implique volontiers dans des initiatives qui visent à soutenir l’écosystème entrepreneurial français comme des concours de pitch. Orateur éloquent, il raconte également les étapes de l’aventure Veepee afin d’inspirer les prochains entrepreneurs qui, comme lui, partagent cet amour pour l’aventure. D’ailleurs, il aime leur adresser un conseil assez contradictoire pour un investisseur : “ne vous diluez que si vous en avez réellement besoin car la beauté de l’entrepreneuriat est dans la liberté.” On reconnaît bien ici la première casquette d’entrepreneur de Jacques-Antoine Granjon, et sa soif d’indépendance qui l’a animée à la fin de ses études et qui l’a conduit à créer Veepee. 

La suite des aventures de Jacques-Antoine Granjon

Avec un tel succès, vous vous demandez peut-être qu’elle pourrait être la prochaine aventure de Jacques-Antoine Granjon ? Il continue d’investir dans les projets auxquels il croit dans l’écosystème start-up, mais pas que. Jacques-Antoine Granjon s’associe volontiers à des projets engagés en faveur de la cause animale, ou de la protection de l’environnement par exemple. Une continuité de la mission de Veepee finalement puisque la remise en vente d’articles déjà produits restera toujours moins polluante que la production d’articles neufs.

Une vie encore remplie d’aventures pour Jacques Antoine Granjon donc, qui estime être toujours “au début de l’aventure”… avec 35 ans à la tête de Veepee à son actif !

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